Voici une question qui m’est souvent posée…

Voici une question qui m’est souvent posée et qui à elle seule représente un vaste pourcentage des enjeux dans les organisations :

Dans l’opérationnalisation d’une solution, quelle est la différence majeure entre un exploitant et un propriétaire?

Dans sa plus simple expression et sans entrer dans les interstices d’un contrat qui pourrait être particulier et complexe, le rôle primaire de l’exploitant est d’appliquer et maintenir les contrôles et mesures qui sont demandés par le propriétaire de l’actif en question.

Ceci peut sembler simple, mais il est toutefois capital de saisir ces différences clefs, car sans cette compréhension, il peut devenir grandement complexe d’effectuer la gestion d’un actif. Que celui-ci soit humain, affaire ou technique, l’entente entre les deux parties doit être coupée au couteau. Sans quoi nous nous retrouvons avec un exploitant qui considère l’actif comme étant le sien même si ce n’est pas le cas.

Afin d’imager de façon très simple cette relation, je vais utiliser une situation qui rassemble les éléments importants de ce questionnement. Une situation que chacun d’entres-nous vie régulièrement : aller au garage avec notre automobile.

Voici le scénario : après avoir identifié un bruit étrange venant de mes freins, j’amène mon automobile au garage. À ce point, je demande au garagiste de les vérifier. Suivant sa vérification, il m’indique que mes freins sont à changer et que selon lui, ma suspension est à changer.Propriétaire de mon véhicule, je décide donc de faire réparer mes freins puis demande au garagiste de me donner un aperçu des enjeux reliés à l’état de la suspension.Sur ce, il m’indique que la suspension sert essentiellement à mon confort et que celle-ci pourrait attendre quelques mois et que ceci n’est pas nécessairement dangereux pour l’instant.

Suivant mon évaluation de mes besoins et ma gestion des risques, je lui indique que ma suspension sera réparée à un autre moment et d’aller de l’avant avec les freins.Les plus grandes vérités sont souvent les plus simples et ce scénario donne une bonne idée de ce que j’essaie de faire transpirer dans cet article.

Autant que le garagiste soit une personne compétente dans son domaine et que ces conseils sont grandement appréciés, la décision ultime d’aller de l’avant ou non m’appartient.

Cette image peut bien paraître simple, mais il est capital de saisir que les points les plus complexes peuvent souvent être expliqués simplement.

Voici donc mes recommandations primaires quand vient le temps de tracer une entente entre un exploitant et un propriétaire :

1 – Clairement déterminer qui est le propriétaire de l’actif et des données de configurations et non celles qui seront échangées.

2 – Documenter les responsabilités qui seront celles de l’exploitant et celles qui seront reliées au propriétaire.

3 – Tracer une entente qui sera confirmée sur une base annuelle ; celle-ci doit être systématique.

Riches de ces commentaires et recommandations, dès le début d’un projet, les rôles et responsabilités seront beaucoup plus clairs ; ceci va grandement simplifier l’entente, les attentes ainsi que les indicateurs de gestion qui seront identifiés. Cette approche va ainsi apportée une valeur ajoutée dans le but le réellement saisir l’état de la situation en cas d’enjeux.