Le potentiel amputé d’Android…

Pour mettre en quelques mots le malaise actuel et potentiellement indéterminé sur la plateforme Android, voici voici une citation intéressante d’Henri Ford: « Que vous vous pensiez capable de faire quelque chose, ou que vous vous en pensiez incapable, vous avez absolument raison. »

Simplement, les experts chez Google sont convaincus d’être en mesure de livrer la meilleure expérience possible sur un téléphone intelligent, mais le fait est qu’autant Android possède un superbe potentiel, celui-ci est directement lié à la capacité des fabricants de téléphones à pouvoir faire une intégration parfaite.

Voici le talon d’Achille de la plateforme Android.

Aujourd’hui, je suis tombé sur un autre article intéressant comme quoi le Samsung Galaxy III allait révolutionner le monde de la téléphonie grâce à son équipement de série et sa plateforme Android. Le problème avec Samsung et plusieurs autres fabricants est que ceux-ci ne livrent pas le même équipement d’un pays à l’autre et même d’un fournisseur à l’autre.

Sans entrer dans les détails, Samsung joue avec la mémoire, les processeurs et autres composantes sans jamais réellement se soucier de l’impact utilisateur et des impacts sur le système d’opération Android qu’il utilise depuis plusieurs années.

Donc le plus grand risque pour Google et sa plateforme est que les fabricants continuent cette pratique insouciante et surtout alarmante pour les passionnées de la marque. Comme quoi faire l’ajout d’un X, un S, un V , ou un quelconque chiffre au bout du nom du téléphone sera en mesure de réparer une intégration MOYENNE.

Et chez Apple, les avantages du iPhone sont le contrôle ultime (souvent reproché) nom seulement de l’équipement, du système d’opération, des logiciels, des achats, mais également de la plateforme de gestion de celui-ci (iTunes).

Pour réellement avoir du succès, Android et ses différents fabricants doivent s’entendre sur un plan, une convention, des règles qui pourront leurs permettent de réellement attaquer le marché et stopper l’arnaque d’une gamme de plus de 100 modèles de téléphones qui n’ont aucun lien, aucune uniformité… aucun réel standard.

Sur ce, Google ne réinvente absolument rien avec cette approche multi vendeurs et multi plateformes désorganisées… Bill Gates a adopté celle-ci avec Paul Allen chez  Microsoft dès ses débuts à Albuquerque au Nouveau-Mexique*, mais nous parlons d’une autre époque… car aujourd’hui, l’intégration est rêne.

Donc pour réussir, Google doit :

  1. Stabiliser les versions retrouvées sur les différents téléphones.
  2. Encadrer le déploiement des versions vers les fabricants et fournisseurs de services.
  3. Standardiser les puces et processeurs pour garantir une performance et une expérience plus intéressante et standardisé.
  4. Superviser la création des logiciels venant des fabricants et gadgets logiciels qui interviennent négativement sur l’expérience utilisateur.

*Petite note sur les débuts de Microsoft : le choix de débuter à Albuquerque ne revient pas réellement à Bill, mais plutôt à Paul Allen (cofondateur de Microsoft / à l’origine Micro Soft) qui était le premier Président et chef de la direction de Microsoft. Effectivement, Paul s’était trouvé un emploi chez MITS (Micro Instrumentation Telemetry Systems / à Albuquerque) fabricant d’un des ancêtres de l’informatique, le Altair. Bill Gates était là avec lui pour vendre le Micro Soft BASIC à MITS…

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